Goma : La jeunesse catholique outillée sur la Communication Non-Violente à l’ère du numérique

Le 1er mars 2026, la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu (RDC), a vibré au rythme d’une « confrérie débat » d’un genre nouveau. Destinée aux jeunes des différentes paroisses catholiques de la ville, cette rencontre a mis en lumière un enjeu crucial de notre époque : l’urgence d’adopter une communication non-violente (CNV) dans l’usage des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC).

Par la rédactionGoma, République Démocratique du Congo.

Dans un contexte hyperconnecté où les réseaux sociaux et les plateformes numériques peuvent devenir des amplificateurs de tensions, la gestion de notre parole en ligne est devenue un défi majeur. C’est pour répondre à cette problématique que s’est tenue, le dimanche 1er mars 2026, une conférence-débat interparoissiale majeure au cœur de la ville de Goma.

Face à une jeunesse dynamique, engagée mais souvent exposée aux dérives du cyberespace (discours de haine, cyberharcèlement, infox), l’intervention principale a posé les bases d’une véritable éthique chrétienne et citoyenne du numérique.

Les NTIC : Des outils de communion, pas de division

L’exposé a rappelé que les technologies de l’information ne sont que le reflet de ceux qui les utilisent. Si elles constituent une opportunité formidable pour évangéliser, s’informer et tisser des liens, elles cachent aussi des pièges relationnels liés à l’anonymat et à l’instantanéité des écrans.

S’appuyant sur les principes de la Communication Non-Violente (CNV), l’orateur a invité les jeunes catholiques de Goma à opérer un changement de paradigme dans leurs interactions quotidiennes sur WhatsApp, Facebook ou TikTok :

  • L’observation bienveillante : Apprendre à analyser une information ou un message en ligne sans réagir sous le coup de l’impulsion ou du jugement immédiat.

  • L’expression des sentiments et des besoins : Remplacer l’insulte et la confrontation par un dialogue constructif, même en cas de désaccord.

  • La responsabilité numérique : Prendre conscience de l’impact réel des mots virtuels sur la vie et la santé mentale d’autrui.

Une jeunesse engagée pour la paix et la culture de la rencontre

Ce débat a suscité un vif intérêt et des échanges passionnés parmi les jeunes paroissiaux. Dans une région comme le Nord-Kivu, particulièrement sensible aux questions de paix et de cohésion sociale, sensibiliser la jeunesse à la non-violence numérique est apparu comme une nécessité absolue pour désamorcer les conflits avant qu’ils ne se transposent dans le monde réel.

En conclusion de cette matinée d’échange, les participants ont été exhortés à devenir des « ambassadeurs de la paix numérique » au sein de leurs communautés respectives. Une invitation claire à faire des réseaux sociaux, non plus des champs de bataille, mais des espaces de fraternité conformes aux valeurs de l’Évangile.